Les statistiques brutes n’ont jamais fait d’un acteur une star, pas plus qu’un sourire ne garantit la carrière. Dans l’univers du cinéma, la compétition fait rage, et seuls les plus déterminés s’imposent durablement. Margot Robbie ne s’est pas contentée de jouer dans la cour des grands : elle s’y est imposée, à la force du poignet, sans jamais perdre de vue le cap qu’elle s’était fixé.
Margot Robbie, éclat australien et volonté de fer
Née le 2 juillet 1990 à Dalby, dans le Queensland, Margot Elise Robbie n’a jamais eu l’intention de se fondre dans le décor. Issue d’un foyer modeste, elle montre très tôt qu’elle n’est pas du genre à rester sur la touche. Sa chevelure blonde accroche la lumière, mais c’est avant tout sa détermination, vive et tenace, qui fait la différence.
Sa première aventure marquante, elle la vit au sein de la série australienne “Neighbours”. Là-bas, elle apprend les ficelles du métier et prend goût au défi. Puis, Margot Robbie refuse la facilité et choisit de s’attaquer à un tout autre terrain : celui, redouté et admiré, d’Hollywood. Direction les États-Unis, sans parachute, juste une envie de s’imposer et la conviction que tout reste à conquérir.
Son entrée sur la scène internationale ne passe pas inaperçue. Dans Le Loup de Wall Street (2013), face à Leonardo DiCaprio, elle emporte la mise : magnétique, audacieuse, elle ne laisse personne indifférent. Ce rôle la propulse d’un coup d’un seul devant le regard des professionnels et du public. L’élan est pris, mais Margot Robbie a déjà en tête la suite du parcours.
Les années qui suivent sont marquées par une succession de projets, parfois couronnés de succès, parfois accueillis froidement. Elle s’illustre dans Focus (2015), tente l’aventure blockbuster avec Suicide Squad (2016), puis retrouve une énergie toute particulière grâce à Once Upon a Time in Hollywood (2019) sous la direction de Tarantino. Certains films dépassent les attentes, d’autres divisent, mais chacun lui offre une nouvelle occasion d’affiner son jeu et d’élargir sa palette.
Une carrière rythmée par les paris et la persévérance
Margot Robbie ne se satisfait jamais de l’évidence. Elle provoque sa chance, ose des rôles risqués. En incarnant Harley Quinn dans Birds of Prey (2020), elle revisite le personnage et l’impose à sa façon, marquant durablement les esprits par son énergie et son audace.
La reconnaissance suit, concrète et méritée. Dans Moi, Tonya (2017), elle se glisse dans la peau d’une patineuse complexe et remporte sa première nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleure Actrice. Plus tard, avec Scandal (2019), elle confirme être capable de transformer chaque rôle en moment fort.
L’effervescence ne s’essouffle pas. Fin 2022, Margot Robbie s’illustre dans Amsterdam et Babylon, partageant l’affiche avec des noms majeurs du cinéma. Mais le projet qui aimante tous les regards, c’est Barbie, version Greta Gerwig, où Margot Robbie se glisse dans la peau d’une icône planétaire. Avec Ryan Gosling pour partenaire, elle s’affirme encore, cette fois en héroïne d’un film déjà très attendu. Sa place parmi les actrices les mieux rémunérées d’Hollywood, elle ne l’a pas volée.
Un fil rouge traverse son parcours : le refus du statu quo, le goût du défi, la volonté d’aller là où on ne l’attend pas. Elle avance sans jamais s’installer, préférant la prise de risques à la répétition.
Parcourir sa filmographie, c’est voir une suite d’étapes franchies sans relâche, de doutes dépassés, d’obstacles contournés pour tracer sa trajectoire. Margot Robbie n’a pas simplement gagné sa place à Hollywood ; elle a redéfini les règles du jeu, s’imposant comme une force créative et résolue. Qui prendra demain la mesure de ce chemin inusité ? Sur le tapis rouge, son histoire continue de surprendre, et rien ne dit qu’elle s’arrêtera là.

